Lorraine
La Lorraine tient son nom de celui du petit-fils de Charlemagne,
Lothaire, car le pays formé de sa part du partage du grand empire de son grand-père s'appela Lotharingie.
Formée de la partie centrale de l'Empire, la Lotharingie s'étendit à son maximum depuis la Frise et le Hanovre au nord, par la région mosane, autour de Liège (Belgique actuelle), de Maastricht (Pays-Bas actuels) et d'Aix-la-Chapelle (Allemagne actuelle) qui en était le centre historique, jusqu'à la Lombardie et la mer Adriatique (Italie actuelle). L'histoire de la Lorraine est fortement marquée par l'antagonisme, dont les conséquences sont toujours sensibles aujourd'hui, entre le duché et les trois évêchés. Plusieurs langues, dialectes et patois y cohabitaient. Le patois lorrain roman a pour cousin le gaumais, autrefois appelé gaumet lorrain, que l'on parle dans les Ardennes belges.
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Agincourt
agin (rocher, hauteur) ou nom de personne + curtius (ferme fortifiée ou close)
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Aingeray
Angeriacum, de Angerios (nom de personne gauloise) +
suffixe -iacum (désignant l'appartenance d'un domaine à un homme)
L'existence d'une ferme mérovingienne est certaine. 54
Allain
Alains ou Alamans (peuple germain)
La présence d'habitats néolithiques et gallo-romains attestent de l'ancienneté de l'occupation. Le village doit certainement son nom à des fermes fortifiées franques et germaines. La spécialité d'Allain est le chaudé, une sorte de galette. 54
Allondrelle-la-Malmaison
Nécropole mérovingienne.
La Malmaison est une maison fortifiée du XVII° siècle. 54
Amance
Oppidum,
peut-être dominant le mediolanon (lieu sacré) des Mediomatrices.
Le nom d'Amantia apparaît au IX° siècle, comme celui d'un château protégeant la voie prétorienne allant de Lyon à Trêves, ainsi qu'une voie de sauniers le long de la Seille. Louis de Germanie en 875, puis Thierry Ier en 962, mentionnent dans deux chartes Amance comme redevant de l'abbaye Sainte Glossinde de Metz. Les comtes de Bar y édifièrent un château avant 1076, date où il est cité dans une charte. Siège d'une prévôté du bailliage de Nancy. Objet de plusieurs guerres de territoire entre la Lorraine, la Champagne et la Bourgogne, et même l'Empire germanique, entre le XIII° et le XV° siècle, le château était fortement endommagé au début du XVII° siècle, date à laquelle intervint une restauration partielle. Son enceinte et ses tours étaient encore visibles au XVII° siècle, mais plus au XVIII°. Le démantèlement fut ordonné sous Richelieu sur ordre du duc Henry à la demande d'un conseiller au vu du très mauvais état du château. 54
Anoux
ferme de Saint-Saumont
Elle provient des restes d'un sanctuaire frontalier ou d'un petit vicus frontalier
entre les pays des Veroduniens,
des Médiomatriques
et des Trévires.
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Anthelupt
Probablement d'un nom de personne
Une voie romaine venant de Strasbourg passait au Léomont d'où elle descendait par Anthelupt. C'est à l'auberge des Oeufs Durs d'Anthelupt, qui existe toujours,
que le futur maréchal Foch reçut en 1914 l'ordre de quitter le commandement du XX° Corps
et de rejoindre le Quartier Général des Armées.
fontaine des Fées
fontaine sacrée dont le culte date de la plus haute antiquité
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Arnaville
D'un nom de personne germanique Arnald + villa (domaine rural gallo-romain);
cet Arnald est vraisemblablement l'un des tout premiers évêques de Metz.
Fortifications gauloises.
château de la Citadelle
forteresse gallo-romaine du I° ou du II° siècle de notre ère
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Arraye-et-Han
Fermes gallo-romaines et franques
Han
ham (foyer, hameau d'une seule famille)
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Athienville
attegia (cabane, souvent couverte de roseaux) + villa (domaine rural gallo-romain)
La source de la Grosse Fontaine est une résurgence. 54
Atton
attegia (cabane, souvent couverte de roseaux)
Atrée des Allemands
atrium (nom donné au parvis d'une église gallo-romaine servant de cimetière clos
ou à un cimetière non militaire autour d'une église gallo-romaine).
Ce cimetière est en réalité une nécropole militaire germaine du IV° siècle. forêt de Facq
de fagna (hêtraie)
On y a trouvé des tumuli du néolithique. Le Ferré Romain
Des vestiges de la voie prétorienne ont donné son nom au lieu-dit.
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Auboué
bonus (bon) + vas (gué)
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Audun-le-Roman
La distinction entre les deux Audun,
Audun-le-Roman et Audun-le-Tiche,
est due à la frontière linguistique qui sépare les deux villes,
entre le patois lorrain, roman, et le franken, parler germanique ou tudesque,
dont découle l'adjectif tiche.
La frontière entre le parler roman et le franken suivait à peu de chose près l'actuelle limite entre les départements de la Meurthe-et-Moselle et de la Moselle. Le nord-est du département de la Moselle, à l'est d'une ligne passant par Sierck, Thionville, Boulay, Faulquemont et Sarrebourg, où l'on parlait dialecte, était appelée Lorraine Thioise, qui vient également du mot tudesque. Elle correspond à l'ancien bailliage d'Allemagne mis en place par le duc Ferri III au XIII° siècle. Le thiois est également le nom du parler de cette région. 54
Avrainville
D'un nom de personne germanique (peut-être Averi) + villa (domaine rural gallo-romain)
Fermes gallo-romaines et franques; vestiges de la voie prétorienne. 54
Avril
ivos (if) + ialos (clairière cultivée), abbaye fondée au XI° siècle
| Saint-Pierremont
Abbaye créée au XI° siècle par des chanoines messins
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Baccarat
Burgaracum, de briga (forteresse), ville gauloise ou oppidum
dont l'importance était dominée par Deneuvre.
Elle appartenait à l'évêché de Metz; après même son rattachement à la France en 1522, la ville resta terre d'évêché jusqu'à la Révolution. C'est d'ailleurs un évêque de Metz qui, en 1760, eut l'idée d'y implanter une cristallerie pour valoriser ses forêts. Les habitants s'appellent les Bachamois.
| tour de Blamont
seul reste d'un château ruiné en 1636.
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Badonviller
Bodon ou Baldi (nom de personne connue, ancien chef de corps de garde gallo-romain d'origine germanique)
+ villare (domaine rural gallo-romain tardif).
Elle était la capitale du comté de Salm jusqu'à ce que celui-ci se divise en comté de Salm-en-Vosges et principauté de Salm-Salm en 1738. Ville manufacturière du XV° au XIX° siècle, elle fabriquait des armes, des monnaies et des tuiles, et tannait des cuirs réputés. Une faïencerie s'y installa au XVIII° siècle. La ville et ses industries furent détruites presque complètement pendant la guerre de 1914-18 et ne retrouvèrent pas totalement leur richesse passée. L'astronome Messier et le peintre Claudot y sont nés. Sur Badonviller, voir le site de Bernard Pierre. 54
Bainville-sur-Madon
Fermes gallo-romaines et franques, nécropole germaine
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Bainville-aux-Miroirs
Château fort du XIII° siècle dont le mirador du donjon,
destiné à surveiller la route convoitée
des bords de la Moselle, s'est transformé en miroirs
dans le nom du village.
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Barisey-la-Côte
oppidum du néolithique
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Barisey-au-Plain
Fermes gallo-romaines et franques, vestiges de la voie prétorienne
A Barisey-au-Plain, une partie des eaux de l'Aroffe perdues à Gémonville resurgissent sous la forme d'un champ de sources. |